Z comme Zélie

Je vous ai présenté mes arrières grands-parents avec ce challenge. Il s’agit des AAGP de ma fille. Et puisque mon travail généalogique consiste à faire l’arbre de ma fille, et que j’ai autant approfondi sa branche maternelle que paternelle, j’aurais dû vous présenter les 8 AAGP de ma fille, soit les 8 AGP de mon conjoint. Si je l’avais fait, j’aurais certainement parlé en premier lieu de Zélie, la seule arrière grand-mère que mon conjoint ait connu.

Que ce soit Mathilde, la seule arrière grand-mère que j’ai connu ou Zélie, la seule arrière grand-mère que mon conjoint ait connu, ces deux femmes ont été marquantes pour nous deux, elles nous ont aimé on les a aimées et côtoyées. C’est pour cela que notre fille porte leurs deux prénoms… prénoms « officieux » car toutes les deux portaient d’autres noms pour l’état civil !

Peut-être que je vous présenterai la branche maternelle au prochain challenge. En tous cas, je serai à nouveau partante pour l’an prochain.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout.

Merci à Sophie Boudarel pour ce beau projet.

Je vais maintenant prendre le temps de lire les autres écrits de mes partenaires annuels d’écriture !

Y comme MontillY

Mon Arrière grand-mère, Élisabeth Bréchet, pour terminer son histoire, se mariera avec Jean Périot le 14 mars 1896, à Montilly (Allier).

Voici la signature d’Élisabeth Bréchet à son mariage:

Signature d’Élisabeth Bréchet

Un an après, sa sœur Françoise épousera Jean Périot, frère du Jean Périot cité ci-dessus !

Les 2 sœurs épouseront les 2 frères ! Le premier couple sont mes AGP (côté GM paternelle), le 2ème couple sont mes arrières-arrières grands-parents (côté GP paternel) !

Vous voulez voir leurs photos ?

Les deux sœurs Bréchet:

X comme BagneuX

Je continue la vie d’Élisabeth Bréchet mon arrière-grand-mère. Je continue, toujours dans le désordre (oui, ça me permet de compléter les dernières lettres de l’alphabet WXY…!)

Acte de naissance d’Élisabeth Bréchet

Elle est née à Bagneux, dans l’Allier, le 26 juin 1867, fille de Jean Bréchet et Élisabeth Vivier.

Where did she died ?

Pour terminer la présentation de mes arrières-grands-parents, je vais vous parler de l’épouse de Jean Périot. il s’agit donc d’Elisabeth Brechet, mon sosa n°27.

Il s’agit de l’arrière-grand-mère sur laquelle j’ai le moins d’informations, mon père ne l’ayant pas connu, il était trop petit quand elle est décédée. La plus belle trace que j’ai, d’elle, c’est une photo, conservée dans les affaires de son gendre, transmise par mon père.

La voici:

Élisabeth Bréchet

Pour vous la présenter, je vais parler d’elle un peu à l’envers: en commençant par le jour où elle nous a quitter.

J’ai mis beaucoup de temps à trouver son décès, et c’est en tâtonnant, que je l’ai trouvé assez récemment. Tout d’abord parce que sa date de décès n’était pas indiquée en marge de son acte de naissance et ensuite parce qu’il était trop récent pour être trouvé en ligne sur le site des archives départementales.

So Where did she died ?

Acte de décès d’Élisabeth Bréchet

Elle est décédé à Besson dans l’Allier le 2 avril 1951, à 83 ans.

V comme bouteille Vidée

Jean Périot mon AGP serait certainement peu content de voir l’anecdote qui suit… mais tant pis ! Elle me fait bien rire. C’est à nouveau une anecdote raconté par mon père, de son souvenir qu’il avait vers 3-4 ans !!! Elle fait suite à la lettre T comme Tour de garde puisque c’est quand ma grand-mère devait gardé son père chez elle que l’histoire s’est déroulée. Voici donc le récit de mon papa:

Le souvenir que j’évoque doit se situer vers mes 3 ans, sinon je n’aurais probablement aucun souvenir visuel du grand-père chez mes parents. Ce dont je me souviens c’est que notre appartement étant plutôt exigu, je pense qu’il n’y avait qu’une seule chambre (probablement celle de mes parents). Peut-être une autre isolée à l’étage, mais je n’en suis plus très sûr. En tous cas, c’est la chambre du rez de chaussée qui était attribué au grand-père car de plain-pied. Il n’aurait pas pu monter de toutes façons à l’étage car il boitait copieusement et était très courbé.

Il faut ajouter que les moyens de chauffage étaient rudimentaires et mes parents avaient installés dans cette chambre du rez de chaussée, ce qu’il était convenu d’appeler un poêle à feu continu alimenté au charbon et qu’il fallait dé-griller tous les matins et recharger régulièrement sinon il s’éteignait. Une fois chargé, il pouvait tenir quelques heures, peut-être 3 ou 4, voire un peu plus.

Le grand-père était, malgré son âge, de santé plutôt robuste et la vie l’avait probablement endurci, mais il aimait bien comme beaucoup de vieux à l’époque boire un petit coup quand ce n’était pas un grand coup. Enfin, il ne crachait pas sur l’alcool.

Mes parents travaillant tous les deux, ils laissaient le grand-père seul à la maison. Par précaution, un hiver où il faisait plutôt froid, avant de partir, mes parents s’étaient assurés que le chauffage tiendrait dans la chambre du grand-père jusqu’à leur retour pour déjeuner. Ils avaient donc garni le poêle jusqu’à la gueule. En arrivant le premier à midi, mon père a découvert le grand-père presque dénudé sur son lit. Il dit à mon père, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai étouffé toute la matinée. Il n’avait pas pris la précaution d’ouvrir la fenêtre de la chambre, mais il avait surtout eu une soif de loup. Et pour éponger sa soif, il avait tout simplement vider la bouteille d’alcool à 90 qui traînait sur la table de nuit. Je ne sais pas s’il y avait beaucoup de liquide dans la bouteille. Toujours est-il qu’il l’avait entièrement vidée, ceci expliquant peut-être pourquoi il avait aussi chaud. Le poêle à feu continu n’étant peut-être pas le seul responsable de la chaleur. Mais le grand-père a, malgré tout, bien surmonté l’exercice car l’organisme était sans doute déjà accoutumé aux alcools plutôt fort (la gnôle, en particulier, qui était consommée quotidiennement après le café du matin, etc…).

U comme Utérins

Jean Périot, est né, comme je l’ai précisé dans mon article précédent en 1868 à Moulins.
Il est le fils de Catherine Périot, et de père inconnu.

Sa mère aura 7 enfants, tous de père inconnu. Jean Périot aura donc 7 frères et sœurs utérins… Ou pas… peut-être sont-ils du même père ? Mais j’en doute.

Les 7 frères et sœurs sont nés dans au moins 4 villes différentes (je n’ai pas retrouver tous les actes de naissance).

Voici un schéma de la descendance de Catherine Périot, pour que ce soit plus clair pour tout le monde:`

Catherine Périot mourra en couches en mettant au monde son 7ème enfant mort né.

Jean Périot épousera une Elisabeth Bréchet. Son frère, l’autre Jean, épousera la soeur d’Elisabeth: Françoise.

Pour la petite histoire: Jean Périot et Elisabteh Brechet son les arrières-grands-parents paternels de mon père. Jean Périot et Françoise Bréchet sont les grands-parents maternels de mon père: Oui, vous le voyez le gros implexe ici ?!!! La moitié de l’arbre de mon arrière-grand père correspond à la totalité de l’arbre de son épouse (en dehors de leurs parents respectifs !!!)

(Si je n’ai pas perdu du monde ici, c’est que j’ai été claire… mais ce n’est pas dit, hi hi !!!)

T comme Tour de garde

J’arrive au dernier couple de mes arrières grands-parents. Je vais donc vous parler du père de ma grand-mère paternelle.

Il s’agit de Jean Périot. Né à Moulins dans l’Allier en 1868, il mourra en 1954 à Besson. Voilà la seule photo que j’ai de lui:

Avec son épouse Élisabeth Bréchet, il aura 6 enfants: Jean, Marie (décédée à un an et demi), Antoine, Jules, Jean-Marie et Antoinette (ma grand-mère).

Mon Papa n’a pas de souvenir de lui, car il est décédé quand il était encore petit. Mais il m’a raconté cette anecdote, qui peut être certainement transposé à bien d’autres histoires familiales:

Il était de tradition à l’époque qu’arrivés à un âge avancé, les parents passent une partie de l’année chez leurs enfants.
Il y a avait donc un tour de garde entre les enfants et c’était particulièrement vrai pour le grand-père Jean Périot qui allait chez sa petite fille Irène (ou chez sa sœur Germaine) qui était la fille d’Antoine l’un des enfants. Puis il allait également chez son fils Jean-Marie. J’ignore s’il allait chez sa bru Eléonore (son époux, Jean, fils de mon AGP Jean étant décédé tôt). En tous cas, il n’allait pas chez son fils Jules, car celui-ci étant célibataire, il était dispensé de l’accueil. Puis c’était le tour de ma mère (Antoinette) de « prendre » comme l’on disait le grand-père.

S comme Soldat

Mélanie Périot a conservé toutes les lettres que son fils lui a écrites lors de son service militaire. Mon Papa m’a offert toutes ces lettres qui ont été donc préservées jusqu’à moi !

Je les ai lues avec beaucoup de plaisir. Je pense qu’elles me serviront de base à un prochain challenge ! Imaginez: Roland est né en 1918: faîtes le calcul pour savoir quand il a fait son service…! Oui, 1938: 1 an avant la seconde guerre mondiale… Autant vous dire que ce sont des trésors !

Je vous dévoile aujourd’hui, non pas une lettre, mais une carte que Roland avait écrite à sa maman Mélanie pour sa fête:

R comme Roger et Roland

Mélanie Périot et son mari Jean-Edouard auront deux enfants. Les deux prénoms commençant par la lettre « R », cela était peut-être voulu ?

Ils auront d’abord mon AGP Roland en 1918 et ensuite Roger Edouar en 1921. Le premier naîtra dans l’Allier, le second à Paris. La famille a vécu quelques temps à Paris, car Jean-Edouard était typographe dans un journal parisien.
J’ai même retrouvé la trace de mon GP inscrit dans un registre d’une école parisienne. Son frère étant plus petit, je n’ai pas trouvé de scolarisation pour lui.

Au décès du Papa en 1929, ils poursuivront leur vie dans l’Allier, là où est née Mélanie la maman, et Roland le premier enfant.

Voici une photo de Mélanie, plus âgée, photo conservée par son fils Roland:

Quelle somme !

L’épouse de Jean-Edouard Boulaud s’appelait Mélanie Périot. Il s’agit donc de mon AAGM. Son mari étant décédé très tôt en 1929, elle lui survivra de 37 ans !

Née en 1897 dans l’Allier, elle mourra en 1966 à l’hôpital de Vichy.

Mélanie Périot, mon AAGM (sosa 13)

Mon père a donc connu sa grand-mère. Je vous mets ici l’anecdote qu’il m’a écrite à son propos:

Ma grand-mère habitait dans les étages d’un immeuble, rue de Lyon au dessus de la boulangerie Fayet. Et elle travaillait, probablement pour un salaire modeste car elle n’avait aucune qualification particulière et étant veuve, chez Michot (ou Michaud) qui était une entreprise d’épicerie en gros qui alimentait la plupart des épiciers de la région ( car à l’époque, il y avait beaucoup d’épiceries, c’était seulement le début des Casinos, Familistères et autres coopératives). Donc ma grand-mère travaillait au coin de l’actuelle rue Charles Rispal et de la rue de Villars à Moulins. Elle n’avait probablement qu’une cinquantaine de mètres dans la rue pour aller travailler. Pas question de voitures à l’époque, mais seulement de vélos.
Malgré ses petits revenus, ma grand-mère jouait à la loterie, l’ancêtre du loto et de tous les jeux d’aujourd’hui. C’était ce qu’on appelait la loterie Nationale. On achetait un ticket de loterie et le tirage avait lieu chaque semaine.
Je n’ai aucune idée de ce que pouvait représenter un salaire mensuel pour un ouvrier entre 1950 et 1960. Probablement quelques dizaines ou au plus quelques centaines de francs. C’était ce qu’on a appelé l’ancien franc puisque le Général de Gaulle a institué le nouveau franc, je pense vers 1960.
On avait jusque là des pièces de 100 francs et du jour au lendemain on a changé pour de nouvelles pièces : 100 francs anciens sont devenus du jour au lendemain 1 franc. Si ma mémoire n’est pas trop défaillante, je crois me souvenir que le journal pouvait valoir 25 centimes du temps de l’ancien franc et 0,25 avec l’arrivée du nouveau franc.
En 1948, le salaire mensuel de base était autour de 12 000 Francs, c’est à dire 120 frs de 1960, c’est à dire 20 euros ( mais il faudrait bien sûr tenir compte de la dérive monétaire pour faire des comparaisons réalistes).
Tout ceci pour dire que l’anecdote que je voulais conter est simple. Ma grand-mère, si modeste salariée , un beau jour gagna le gros lot à la loterie nationale, c’est à dire aux environs de 100 000 francs anciens, c’est à dire 1000 francs nouveaux, ce qui était tout à fait considérable pour l’époque (autrement dit probablement plus d’une année de son propre salaire). Dans le quartier de la rue de Lyon où elle demeurait évidemment tout le monde en a parlé. Je me souviens du bureau de tabac où elle achetait ses billets de loterie. Il y avait aussi à l’époque, en ville quelques guérites dans lesquelles était installé souvent un homme auquel il manquait soit un bras soit une jambe, soit les deux ou qui avait un œil manquant, car ce travail, qui consistait à vendre les billets de loterie, était réservé à ce qu’on appelait les gueules cassées lesquelles étaient souvent des blessés de guerre mais survivants de la guerre de 1914-1918. Je ne saurais dire si le petit-fils que j’étais en a profité un peu. Je crois quand même me souvenir avoir eu quelques jouets plus fringants que d’habitude à cette occasion. C’était autour de 1957-58 probablement.